Discours d’ouverture, Ministre des Travaux Publics du Cameroun

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral ; Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala...
Emmanuel Nganou Djoumessi - MINTP
  • Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
  • Monsieur le Gouverneur de la Région du Littoral ;
  • Monsieur le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala ;
  • Monsieur le Président du Comité Transnationale des Géotechniciens d’Afrique ;
  • Monsieur le Président de l’Association des Laboratoires des Bâtiments et Travaux Publics ;
  • Mesdames et Messieurs les Directeurs généraux ;
  • Mesdames et Messieurs les experts nationaux et internationaux ;
  • Mesdames et Messieurs les Enseignants et Chercheurs ;
  • Distingués invités ;
  • Mesdames et Messieurs,

C’est un privilège et un honneur pour moi de prendre la parole dans le cadre de la présente cérémonie d’ouverture des travaux de la 8ème édition des Journées Africaines de la Géotechnique à Douala.

Au nom de Monsieur le Président de la République, Son excellence Paul Biya, j’exprime la reconnaissance de mon pays et de son peuple, vis-à-vis des organisateurs, pour la confiance faite au Cameroun pour accueillir ces importantes assises scientifiques africaines.Permettez-moi, à mon tour de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue au Cameroun et un séjour fructueux dans cette Afrique en un seul pays.

Je remercie le Délégué du Gouvernement pour ses mots d’accueil.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement qui m’a fait le remarquable honneur de le représenter à cette cérémonie, m’a chargé de vous témoigner, Mesdames et Messieurs, la distinguée appréciation de Monsieur le Président de la République, quant à l’intérêt que, respectivement, vous portez au développement du continent africain dont la construction des infrastructures de qualité est l’un des ressorts indéniables au bien-être de ses populations.

  • Monsieur le Président du Comité Transnational des Géotechniciens d’Afrique ;
  • Monsieur le Président de l’Association des Laboratoires des Bâtiments et Travaux Publics ;

Il me semble qu’en choisissant notre pays pour abriter la 8ème édition des Journées Africaines de la Géotechnique, vous ayez entrepris de reconnaître le Cameroun dans sa contribution significative à la construction et au rayonnement de vos associations respectives. Ce choix nous distingue et nous honore. Nous vous en remercions.

  • Mesdames et Messieurs

Le développement des infrastructures est un facteur déterminant à la croissance économique. Cette création de la richesse fonde les politiques publiques ; car c’est la richesse redistribuée sous forme d’aménagements socio-économiques (électricité, hôpitaux, écoles, routes, etc) et de création d’emplois qui, sous-tend l’amélioration des conditions de vie des populations. De nombreuses études sur les facteurs qui impulsent le développement suggèrent fortement aux gouvernements de placer les infrastructures au sommet des priorités. Ainsi, par exemple, la Banque mondiale, avait recommandé que pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les pays les plus pauvres consacrent au moins 9 % de leur PIB aux dépenses de construction, d’entretien et d’amélioration de leurs infrastructures. Les objectifs du développement durable placent, à nouveau, le développement infrastructurel comme acteur indéniable de production de la richesse.

Le Cameroun et les autres pays de l’Afrique Intertropicale, sont engagés sur la trajectoire de l’émergence. Au-delà des spécificités dans les déclinaisons, il convient de relever que la transformation rapide des structures des économies et l’amélioration significative des conditions de vie des populations, au cours des prochaines décennies, dépendra fortement du développement des infrastructures de qualité. La qualité des infrastructures, leur durabilité, constituent aujourd’hui, comme hier, le soubassement des politique de développement.

Mon pays le Cameroun, pour sa part, s’est doté d’un dispositif législatif, institutionnel et opérationnel susceptible de répondre efficacement à ses attentes. Cette démarche s’inscrit dans le cadre global de la vision d’ensemble du Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya de faire du Cameroun à l’horizon 2035, un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité. La segmentation décennale opérationnelle de cette vision, 2010/2020 fait de la construction des infrastructures de qualité, un secteur prioritaire. Ainsi, depuis 2010, les constructions des grands projets structurants de l’émergence sont en cours au Cameroun (Ponts, routes et autoroutes, barrages hydro-électriques, port, logements sociaux, université …)

Mesdames et Messieurs, Il est significatif que la qualité des infrastructures soit au centre de vos réflexions ; l’interaction géotechnique et émergence socio-économique me semble être la garantie de notre marche commune vers un bien-être partagé, soutenu et durable. En effet, la géotechnique étant l’étude des sols en relation directe avec la construction des ouvrages, l’objectif ici sera indubitablement d’assurer l’adaptation spécifique de l’ouvrage au site, afin de limiter les risques « naturels » et induits. La nature du sol et du sous-sol peut être une réelle menace pour la stabilité d’une maison, d’une route ou d’un pont. L’expertise en géotechnique, est un moyen efficace pour déterminer précisément les solutions techniques à adopter et à mettre en oeuvre afin de réaliser des infrastructures de qualité, en toute sécurité et à coût maîtrisé. Combien avons-nous enregistré des ponts qui s’écroulent, des immeubles qui s’effondrent, des routes qui se détériorent précocement ; les considérations géotechniques apparaissent donc comme un véritable challenge à faire valoir. Face aux multiples défis de développement qui interpellent nos pays, notamment en matière d’urbanisme, de construction et d’aménagement du territoire, il est judicieux, de considérer l’apport de la géoscience est indéniable en ce sens qu’elle rapporte tout projet à la contrainte de son environnement avec le meilleur rapport sécurité/coût. Elle contribue par la conclusion de ses travaux à la construction des infrastructures de qualité, gage et facteur déterminant de la croissance. L’Afrique à cet égard, doit maitriser son développement avec le concours de ses partenaires. La capacitation et le développement de ses ressources humaines est en jeu. Aussi, toute initiative susceptible d’améliorer les compétences des experts dans le domaine et l’offre en géotechniciens dans nos différents pays doit être exploitée et encouragée. Il va falloir développer une véritable culture de la géotechnique pour éloigner les atteintes au patrimoine et à la vie des êtres humains.

Mesdames et Messieurs, chers participants à la 8ème édition des Journées Africaines de le Géotechnique, Le thème de vos travaux « GEOTECHNIQUE ET EMERGENCE SOCIO-ECONOMIQUE DES PAYS D’AFRIQUE INTERTROPICALE » me parait fort pertinent comme cadrant avec les préoccupations de nos pays respectifs ; ce thème nous interpelle tous dans un esprit de remise en cause.
Pendant les quatre prochains jours, vous aurez à examiner des innovations techniques, des productions scientifiques et des résultats de la recherche dans le domaine. Ce partage va certainement faire éclore de nouvelles perspectives lors des travaux en plénières et dans les différents ateliers en vue d’un transfert des résultats de la recherche.

L’expertise des conférenciers dont je salue à nouveau la présence et les différents thèmes qui seront développés augurent du succès de ces travaux que je souhaite enrichissants pour tous les participants. Ainsi l’Afrique doit pouvoir s’inscrire dans le chemin irréversible de la création durable de la richesse avec une expertise endogène maitrisée. C’est sur ce voeu et confiant de la justesse des résultats auxquels vous aboutirez que je déclare ouverte la 8ème édition des Journées Africaines de la Géotechnique. Je vous remercie de votre aimable attention./-

Emmanuel Nganou Djoumessi

Ministre Des Travaux Publics